| Côté loisirs, rien ne manque au bonheur des contemplatifs. Une piste aménagée permet de gravir la fameuse montagne blanche. Du haut de cette pyramide naturelle, des siècles de nature vierge vous contemplent. L'oasis ceinturée de ses trois lacs juste en dessous, le désert au-delà. Les plus sportifs pourront le traverser en 4/4, les plus téméraires en dromadaires. Et puis, il y a la piscine. Enfin, une source naturelle, aménagée comme telle et dont l'eau est fraîche la journée, chaude la nuit. Mère Nature fait décidément bien les choses
"Mais rien ne vaut les magnifiques nuits de Siwa", prévient Robert. Des nuits noires, à peine troublées par les étoiles et les bougies disposées de-ci, de-là. Pour ne pas se perdre. Pour devenir, le temps d'une lueur, une ombre chinoise. Et puis la clarté d'un grand feu de bois d'olivier pour illuminer la place, là où on se retrouve pour prendre un verre dans un bar sans plafond ou dîner sur l'une des terrasses. Dans le silence absolu.
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| Salle de conférence de "l'écolodge",
le seul espace électrifié. |
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| Chambre en karshif, entièrement restaurée |
Seul nuage à l'horizon : le prix. Comptez 400 dollars la nuit en pension complète pour un couple. C'est le prix de l'authenticité. Car il ne s'agit pas ici de l'une de ces reconstitutions de palais, où l'on sculpte des moucharabiehs en carton-pâte. Plâtre, plastique et pastiche. Pas de ça ici ! L'Adrere Amellal est un palace d'une telle simplicité que cela en devient déroutant. Il est vrai qu'en Egypte, personne n'avait encore osé marier le luxe à la nature.
Le prix s'explique aussi par l'intérêt social du projet : donner du travail à la main d'uvre locale en utilisant leur savoir-faire. Tourisme, écologie et développement : ça coûte cher, mais ça peut rapporter gros
À tout le monde.
Les râleurs se consoleront en se disant que c'est grosso modo le prix d'un quatre étoiles Michelin. Sauf que là, ils en auront des milliers au-dessus de la tête.
Benoît Merlin - © 2002
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