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Dakar et ses environs :
La capitale sénégalaise est située sur l'extrémité de la presqu'île du Cap Vert, au point le plus à l'ouest du continent africain. Le centre-ville est constitué par le quartier du Plateau, construit par les Français sur une zone légèrement surélevée, à la pointe sud de la presqu'île. Il concentre les sièges des administrations, le quartier des affaires, la grande place de l'Indépendance ainsi qu'un certain nombre de marchés colorés : le grand marché Sandaga abrité par un un bâtiment de style néo-soudanais de deux étages, le marché Kermel, le pittoresque marché malien... Encerclée d'une voie côtière, la route de la Corniche offre de nombreux angles panoramiques sur les falaises et sur l'océan. En remontant vers l'ouest en direction du quartier populaire de la Médina, l'on peut faire une halte au marché artisanal de Soumbédioune, où l'on touve le meilleur choix d'articles de fabrication locale : masques, statues, objets décoratifs, bijoux, maroquinerie, textiles. Non loin sur la même baie, se trouve le marché aux poissons de Dakar.
De l'autre côté du Plateau - sur la côte est - on y embarque pour la petite île de Gorée, située à 4 km à peine. Au coeur de la rade de Dakar, protégée des vents marins, elle doit sa sinistre réputation au centre de regroupement et au marché d'esclaves qu'elle abrita du XVè au XVIIIè siècle. Dès l'arrivée sur la magnifique petite plage de Gorée, l'on est frappé par la beauté naturelle du site, les maisons parées de toutes les teintes de vieux rose, les vérandas à colonnes, les escaliers en fer à cheval, les jardins luxuriants... Bref, peu de choses qui laissent imaginer les souffrances endurées en ce lieu pendant des siècles. Et pourtant la plupart de ces jolies maisons appartenant aux négriers abritaient, dans leur sous-sol, l'esclaverie où étaient parqués les hommes et les femmes destinés aux plantations du Nouveau Monde. Aujourd'hui on traverse l'Atlantique pour se recueillir devant la Maison des Esclaves, ancienne esclaverie avec ses cellules insalubres et, tout au bout, "la porte du voyage sans retour".
En quittant la capitale et sa presqu'île en direction du sud, passée la ville de Rufisque l'on pénètre sur la Petite Côte. Sur 70 km - jusqu'à Joal Fadiouth - se succèdent les stations balnéaires et les villages de pêcheurs. Au bord d'une mer calme, car encore protégée des courants par la presqu'île, Saly Portudal est une petite station de grande réputation.
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