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Depuis la fin de la guerre civile en 1990, la reconstruction du Liban a été menée de façon énergique grâce au retour partiel des populations exilées et des capitaux. Mais malgré tous ces efforts, le pays n'a pas retrouvé son éclat et sa prospérité d'antan qui lui valait le surnom évocateur de "Suisse du Moyen-Orient". Le Pacte national - fondement de l'Etat libanais et de l'entente des différentes confessions qui le composent - n'a encore pu être retrouvé et le pays reste à la solde de troupes ou de factions qui utilisent son territoire à des fins partisanes ou belliqueuses, retardant la réconciliation nationale et le retour à la normalité. De fait, la capitale Beyrouth (certains quartiers en tout cas) et plus largement le sud du pays ont à nouveau été en 2006 le terrain d'affrontements armés, de destructions d'infrastructures et d'habitations, de déplacement de populations rendant ces zones impropres au tourisme. Mais cela ne doit pas empêcher de visiter les autres régions du pays de Cèdre, qui permettent d'admirer ce qui fait la beauté du Liban : une immense diversité géographique, un grand brassage des civilisations et des cultures et un fort penchant pour la modernité.
Beyrouth présente évidemment de très nombreux attraits, comme certaines villes côtières pour leurs sites antiques notamment (Tripoli, Byblos, Tyr,...), ainsi que zones de l'intérieur telles que Beiteddine ou Bcharré. Mais une vallée mérite un intérêt particulier : la plaine de la Bekaa.
Plaine de la Bekaa :
S'étalant en longueur du nord au sud, la Bekaa est une plaine d'altitude (900 mètres en moyenne) bordée par les massifs du Mont Liban d'un côté et ceux de l'Anti-Liban de l'autre. La cité antique de Baalbek - au nord de la plaine - est classée par l'UNESCO au patrimoine mondial pour ses ruines romaines, et notamment l'imposant Temple de Bacchus (très bien conservé), le Temple de Jupiter et ses six colonnes de granit et le Temple de Vénus. Plus contemporaine, Baalbek s'est forgée une solide réputation de ville culturelle avec son Festival international de théâtre. Plus au sud, la capitale régionale Zahlé est une destination de villégiature prisée des Libanais. Dans un cadre viticole, la charmante bourgade doit sa réputation à ses spécialités gastronomiques et à l'alcool anisé local, l'Arak. Plus au sud encore, sur l'axe Beyrouth-Damas, se situe Anjar, le seul site où l'on ne trouve trace que d'une civilisation : la dynastie des Omeyyades, qui gouverna le monde musulman de 660 à 750. Les ruines d'un Grand Palais, d'un Petit Palais, d'une mosquée et des Thermes sont un témoignage unique de l'architecture omeyyade.
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